Version PDF

La lettre du GACI

29 juin 2021

Le point sur plusieurs registres en cours et à venir

Benjamin HONTON, Julien ADJEDJ, Antoine GOMMEAUX et Grégoire RANGÉ

Un dossier réalisé avec la collaboration de Benjamin HONTON, Julien ADJEDJ et Antoine GOMMEAUX pour le GACI et Grégoire RANGÉ, coordinateur médical national du registre France PCI

France LILI Très prochainement débutera le registre France LILI mené par la Société française de cardiologie sous l’égide du GACI et dont l’objectif est d’apprécier la sécurité et l’efficacité de la lithotripsie intracoronaire chez les patients « tout venants » bénéficiant de l’utilisation du cathéter Shockwave C2 pour une angioplastie coronarienne. Le registre prévoit l’inclusion de 500 patients avec un suivi à 12 mois dans une quara taine de centres. Le critère principal de jugement sera le target vessel failure (TVF) à 1 an incluant les décès d’origine cardiaque, les infarctus du myocarde selon la 4e définition universelle de l’IDM (sauf si l’infarctus est clairement attribuable à un vaisseau non cible) et la revascularisation du vaisseau cible (TVR). Le protocole est rédigé, en attente de soumission au CPP. Pour les centres souhaitant se joindre au projet, un dossier de sélection préétabli avec un cahier des charges devra être completé et envoyé au bureau du GACI pour l’ouverture du centre. Le registre sera financé par la firme Shockwave Inc. Benjamin HONTON pour le GACI France PCI Déjà 25 % des centres français participent à France PCI. Malgré la pandémie Covid-19 en 2020, France PCI, le registre français de coronarographie et d’angioplastie coronaire porté par le GACI, a continué de se déployer sur l’ensemble du territoire au rythme d’une ouverture de centre par semaine en moyenne. Des établissements français réputés comme la clinique Pasteur et le CHU de Toulouse ou la clinique Saint-Martin à Caen nous ont fait confiance et ont rejoint la communauté France PCI pour notre plus grande fierté (figure 1). Nous serons une cinquantaine de centres participants avant l’été, faisant ainsi du registre, l’un des plus important existant avec deux fois plus de centres que le registre suédois SCAAR (25 centres). Figure 1. La base de données comprend actuellement environ 200 000 coronarographies, 100 000 angioplasties coronaires et 18 000 STEMI < H24. Sa qualité exceptionnelle, avec une exhaustivité proche de 100 % et moins de 2 % de perdus de vue à 1 an, a déjà permis de nombreuses publications internationales. Grâce à une actualisation et un transfert quotidien des données, nous avons été la première équipe française à publier sur la baisse brutale des SCA durant le premier confinement dans l’hexagone et avons informé régulièrement le ministère de la Santé de l’impact de la pandémie sur l’activité de cardiologie interventionnelle. Une seconde étude complémentaire a démontré que l’allongement des délais de prise en charge préhospitalière dans l’infarctus du myocarde était essentiellement dû aux craintes des patients à venir consulter en cas de douleur thoracique. Une dizaine d'autres travaux issus d’un registre sont en cours sur des sujets aussi variés que la FFR, la durée de la bithérapie ou la prédiction d’événements par l’intelligence artificielle. Deux rapports exhaustifs d’activité mis en ligne et consultables sur le site francepci.com en mars dernier éclairent sur l’intérêt de ce type de registre pour l'ensemble des acteurs de la cardiologie interventionnelle. Le rapport CRAC recense l’évolution des pratiques année après année depuis 2014, sur une centaine d’indicateurs sélectionnés au sein des 6 centres de la région Centre Val de Loire. Le rapport France PCI 2020, quant à lui, montre l’intérêt de pouvoir évaluer ses pratiques en toute confidentialité (centres anonymisés) par rapport à l’ensemble des 35 autres centres participants (figure 2). Ces rapports complètent ceux existants sur le site eCRAC accessibles à chaque centre participant afin de visualiser ses données en temps réel et comparer ses performances par rapport à la moyenne nationale sur des critères « durs » tels que la mortalité hospitalière post-PCI ou le taux de thrombose de stent à 1 an. Figure 2. En 2021, nous allons continuer à faire évoluer le registre et l’enrichir de nouvelles fonctionnalités comme la mise à disposition pour chaque centre d’une solution connectée via un smartphone pour faciliter le suivi à 1 an des patients inclus dans le registre. France PCI intégrera par ailleurs le catalogue du Health Data Hub et pourra s'apparier avec le Système national de données de santé (SNDS) dont font partie les données du PMSI, de CepiDC et de l’Assurance maladie, élargissant ainsi son champ de données et autorisant des suivis à plus d’un an de tous les patients inclus dans le registre (statut vital, réhospitalisations, traitements, etc.). Le portage du projet, assuré jusque-là par l’association régionale CRAC à l’origine du registre, sera transféré sur une association nationale dédiée au registre France PCI. Un comité scientifique comprenant un représentant médical par région participante sera structuré autour de son Président, le Pr Jean-Philippe Collet. Grâce aux soutiens du GACI, de la SFC, du CNP cardiovasculaire et des autorités de santé (DGOS et les ARS CVL, Normandie, AURA et bientôt Bourgogne), nous espérons pouvoir intégrer, à terme, l’ensemble des 200 centres français. Pour cela, il faudra convaincre les ARS respectives des bénéfices multiples de participer à un tel registre sur leur politique régionale de santé notamment sur l’évaluation des pratiques, la pertinence des actes ou les économies de santé. L’équipe de France PCI pourra vous aider dans vos démarches et reste à votre disposition pour toute demande de renseignement ou de participation de votre centre. De nombreuses informations sont également présentes sur notre site internet (www.francepci.com) et n’hésitez pas à vous abonner à nos comptes Twitter et LinkedIn pour suivre l’actualité du registre. En espérant vous retrouver très bientôt dans la communauté France PCI. Grégoire RANGÉ, Coordinateur médical national du registre France PCI PhysioMACE Il s’agit d’un registre francophone (France et Suisse) ayant pour objectif de recueillir et ana-yser les tracés de physiologie coronaire avec le logiciel CoroventisTM (Abbott) qui permettra d’envoyer les tracés par un cloud sécurisé. L’objectif primaire de ce registre est d’évaluer la qualité des tracés. Les objectifs secondaires sont les événements cardiovasculaires majeurs à 2 ans recueillis en France grâce au système automatique de Système national des données de santé (SNDS - demande en cours). Jean-Pierre ADJEDJ pour le GACI PFO L’activité de fermeture des foramens ovales perméables (FOP) est longtemps restée confidentielle en France, initialement réservée au contexte de syndrome de platypnée-orthodéoxie. La publication de quatre études en 2017/2018, toutes favorables à la fermeture du FOP versus traitement médical dans le cadre de l’accident vasculaire cérébral ischémique cryptogénique du patient de moins de 60 ans a vu le nombre de fermetures percutanées augmenter de façon importante. Ainsi, environ 105 centres hémodynamiques réalisent actuellement ce geste en France et 3 500 procédures environ ont été pratiquées en 2019. Les chiffres semblent un peu en baisse en 2020. Cette activité se déroule sur une répartition homogène entre les centres : un tiers CHU, un tiers CHG et un tiers sur les centres privés. Il existe toutefois de fortes différences de pratique entre les centres : nombre de procédures, utilisation de l’ETO, ambulatoire, etc. par exemple. C’est dans ce contexte que le bureau du GACI vous propose une enquête préliminaire (vos centres ont reçu un questionnaire à ce sujet), afin d’envisager un registre national source d’amélioration individuelle et collective ce qui permettrait, par ailleurs, de constituer une source de travaux potentielle. Le taux de réponse actuel est d’environ 70 % et j’encourage ceux d’entre vous n’ayant pas encore répondu à l’enquête de le faire le plus rapidement possible. Antoine GOMMEAUX pour le GACI

Attention, pour des raisons réglementaires ce site est réservé aux professionnels de santé.

pour voir la suite, inscrivez-vous gratuitement.

Si vous êtes déjà inscrit,
connectez vous :

Si vous n'êtes pas encore inscrit au site,
inscrivez-vous gratuitement :

publicité