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Carte postale

Publié le 30 nov 2009Lecture 4 min

La clinique Rabat Zaers

S. BENLAMINE, Rabat, Maroc

« Après une expérience de 4 années de cardiologie générale à Rabat dans le service de cardiologie de l’hôpital Avicennes, service le plus réputé du Maroc, je décidai de m’orienter vers la cardiologie interventionnelle »

Ce choix a essentiellement été guidé par le fait que la cardiologie interventionnelle représentait une spécialité évolutive. Ce qui était également motivant, c’était la satisfaction d’obtenir à travers un acte des résultats immédiats pour le malade.  Mon aventure dans la cardiologie interventionnelle a démarré à Paris en septembre 1996. J’ai dû pour cela me rendre de façon spontanée dans tous les hôpitaux parisiens pour les convaincre d’accepter de me former. J’ai finalement été accueilli au sein de l’hôpital Boucicaut, par le Pr Antoine Lafont. Il a été d’une générosité et d’une simplicité qui m’ont particulièrement encouragé.  J’ai vécu durant ces années parisiennes de multiples expériences très formatrices et j’ai pu profiter des évolutions dans ce domaine : de la dilatation au ballon au stenting direct en passant par le sertissage du stent à la main.  Les qualités humaines du personnel paramédical et médical ont facilité mon intégration au sein de l’équipe. En quelques mois, j’étais autonome en coronarographie diagnostique et je participais à tous les actes de cardiologie interventionnelle réalisés dans le service. Le Rotablator® était courant et le stenting direct et la voie radiale débutaient. Les stents perdus après sertissage à la main faisaient l’actualité dans les réunions de formation continue.  Après une année, j’ai élargi mon expérience en travaillant dans d’autres structures. Le Pr Jean-Léon Guermonprez m’a accueilli au sein de son plateau à l’hôpital Broussais, tant réputé à cette époque. J’y suis resté 2 ans tout en gardant le contact avec l’équipe de Boucicaut.    Je suis rentré au Maroc en juillet 1999 avec un idéal de conditions de travail et je n’ai voulu intégrer aucune équipe existante. J’ai toujours rêvé d’avoir ma propre clinique. Face à une installation qui s’annonçait très compliquée, j’ai d’abord travaillé en tant que cathétériseur dans un hôpital ayant le statut de fondation. Il était parfaitement équipé mais n’avait rien d’une fondation ; il fonctionnait tout simplement comme une clinique privée mais avec les difficultés d’un hôpital public marocain. Au bout de 6 mois, j’ai jeté l’éponge ! Je me suis ensuite associé, dans une clinique privée de Rabat, au cathétériseur le plus ancien du Maroc. Cette période a duré 4 ans durant lesquels j’ai été confronté aux difficultés de l’exercice libéral. L’expérience a été très bénéfique et m’a permis de maîtriser la technique de dilatation mitrale que je n’avais jamais pratiquée en France.  Désormais admis dans le cercle fermé de la cardiologie interventionnelle marocaine, dans une ville connue pour être monopolisée par les CHU, les portes du secteur privé étaient grandes ouvertes...  En 2004, j’ai lancé le projet avec un groupe de cardiologues expérimentés : il a fallu 3 ans pour achever le chantier et les installations techniques. Durant cette période, j’ai travaillé comme praticien attaché à l’Hôpital Sheikh Zayd et ai développé avec un autre confrère une activité non négligeable (plus de 550 actes par an dont 250 angioplasties coronaires).    En décembre 2007, la structure était prête et mon rêve concrétisé. Sur la plus belle artère de Rabat, j’avais ma salle de cathétérisme, un modèle Philips de dernière génération avec capteur plan !  Nous avons mis en place une structure de 30 lits froids et une réanimation de 9 lits. Nous avons aussi installé 4 blocs opératoires, où pratiquement toutes les chirurgies sont pratiquées. Depuis l’ouverture, j’ai réalisé plus de 400 actes par an dont 150 angioplasties. Nos patients sont traités dans des conditions répondant aux normes européennes et les urgences sont assurées 24 heures sur 24. Au Maroc, moins de 26 % de la population bénéficie de la couverture sociale, ce qui limite notre recrutement et nous pousse, dans certaines situations, à prendre des décisions de revascularisation adaptées à la condition du patient parfois en s’éloignant des recommandations. Aujourd’hui, je reste satisfait par le fonctionnement médical et paramédical de ma structure. Le système, bien rôdé à ce jour, permet une prise en charge optimale des patients aussi bien en programmé qu’en urgence. C’est ma plus grande satisfaction…  

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