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Rythmologie et rythmo interventionnelle

16 juin 2020

Les actualités de la rythmologie

Matthieu GRAS, Neuilly

Un dossier réalisé avec la collaboration de Matthieu GRAS, Neuilly

Évaluation par holter implantable de la cryoablation et la radiofréquence dans le traitement de la fibrillation atriale : étude CIRCADOSE Cette étude multicentrique et prospective a randomisé 346 patients avec fibrillation atriale paroxystique réfractaire aux médicaments. Ceux-ci ont bénéficié d’une primoablation avec isolation des veines pulmonaires par radiofréquence (115 patients) ou par cryoablation de 4 minutes (115 patients) ou de 2 minutes (116 patients). Via un holter implantable, on n’a pas retrouvé de tachyarythmie atriale à un an chez 53,9 % des patients traités par radiofréquence, et chez 52,2 % et 51,7 % des patients traités par 4 et 2 minutes de cryoablation, la différence n’étant pas significative (p = 0,62 et 0,59). L’efficacité à un an de la cryoablation et de la radiofréquence ne diffèrent pas dans cette indication. Andrade J et al. Circulation 2019 ; 140(22) : 1779-88. Complications et ablation de fibrillation atriale chez les patients octogénaires Cette étude rétrospective a inclus 86 119 patients avec un premier diagnostic de fibrillation atriale ayant conduit à une primo-ablation. Parmi eux, 3 482 avaient 80 ans ou plus, l’objectif étant d’évaluer leur mortalité. La mortalité entre les patients de plus et de moins de 80 ans n’était pas significativement différente (OR 0,96 ; IC95 % 0,35-2,64, p = 0,94) mais le taux de complications majeures était plus élevé : 16,2 % chez les octogénaires contre 9,8 % chez les autres (p < 0,001). L’insuffisance rénale chronique, l’anémie et l’insuffisance respiratoire étaient prédicteurs de complications majeures après 80 ans. Romerro J et al. J Cardiovasc Electrophysiol 2019 ; 30(12) : 2686-93. doi: 10.1111/jce.14165. Epub 2019 Oct 13 Résultats à long terme de la cryoablation de l’auricule gauche en association à l’isolation veineuse dans la fibrillation atriale persistante Cette étude prospective monocentrique non randomisée a analysé 297 patients avec fibrillation atriale persistante. L’étude visait à comparer l’efficacité et la tolérance de la cryoablation de l’auricule gauche en association à l’isolation des veines pulmonaires (IVP) par rapport à l’IVP seule. Après un suivi de 30,5 ± 6 mois, 61,6 % des patients avec IVP seule n’avaient pas représenté d’arythmie atriale versus 75,7 % dans le groupe IVP et cryoablation de l’auricule (p = 0,008). Dans le groupe IVP seule, on note 2,9 % d’événements ischémiques cérébraux, contre 3,5 % dans le groupe IVP et cryoablation (p = 0,784). Dans la FA persistante, l’IVP avec cryoablation de l’auricule gauche diminue donc les récidives par rapport à l’IVP seule, sans majoration du risque ischémique cérébral. Yorgun et al. Europace 2019 ; 21(11) : 1653-62. Ablation de l’isthme mitral septal versus latéral dans le traitement du flutter péri-mitral Cette étude monocentrique rétrospective a analysé 114 patients ayant eu une ablation par radiofréquence de l’isthme mitral. L’objectif était d’évaluer l’efficacité et la tolérance des ablations septales et latérales de l’isthme. Un bloc a été obtenu chez 93,6 % des patients du groupe « septal » contre 80,6 % dans le groupe « latéral », (p = 0,05). Les lignes septales étaient significativement plus longues que les latérales (p = 0,03). La durée d’intervention pour obtenir un bloc péri-mitral était significativement plus courte dans le groupe « septal ». En conclusion, le bloc péri-mitral est plus souvent obtenu lors de l’ablation septale de l’isthme péri-mitral, avec une durée d’intervention plus courte. Figure. Testing for Conduction Block Across Septal and Lateral Mitral lsthmus Lines Maheshwari A et al. JACC Clin Electrophysiol 2019 ; 5(11) : 1292-99. Effet des AOD, de la warfarine et des antiagrégants plaquettaires sur le risque d’hématome de loge Cette étude a inclus 1 343 patients issus des études BRUISE-CONTROL 1 et BRUISE-CONTROL 2. L’objectif était d’évaluer la survenue d’hématome de loge dans les suites d’une implantation de stimulateur cardiaque, chez des patients anticoagulés recevant également un antiagrégant plaquettaire. L’utilisation d’un antiagrégant et d’une anticoagulation efficace s’est compliquée d’un hématome de loge chez 9,8 % des patients versus 4,3 % en l’absence d’antiagrégant (OR 1,965 ; IC95 % 1,202-3,213 ; p < 0,0071). L’association d’une antiagrégation plaquettaire à une anticoagulation efficace multiplie donc par 2 le risque d’hématome de loge après pose de stimulateur. Essebag V et al. Circ Arrhythm Electrophysiol 2019 ; 12(10) : e007545. Publié dans RythmologieS

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