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J’y étais pour vous

05 juin 2017

HRS 2017

Arnaud LAZARUS, Neuilly-sur-Seine

Chicago a accueilli l’édition 2017 du congrès de la Heart Rhythm Society. De nouveaux documents de consensus y ont été présentés (http://www.hrsonline.org/Policy-Payment/Clinical-Guidelines- Documents), traitant de l’ablation de la fibrillation atriale, de l’IRM et de la radiothérapie chez les porteurs de prothèses rythmiques, et des systèmes de surveillance et d’enregistrement ambulatoire de l’ECG.

Parallèlement aux sessions éducatives, les sessions d’abstracts ont abordé maints sujets, dont ces extraits choisis :   Vers un traitement à la demande des accès de tachycardies jonctionnelles   L’étude NODE-1 a porté sur l’usage en pulvérisation intranasale de l’étripamil (35/70/105/140 mg), anticalcique d’action rapide et de durée brève, lors d’accès de réentrées (87,5 % intranodales ; 10,5 % liés à une voie accessoire) induits chez 104 sujets durant une étude électrophysiologique. Comparées au placebo, les doses de 70 à 140 mg d’étripamil sont plus efficaces à 15 minutes, avec un temps médian de conversion de 2 à 3 minutes (figure 1, A-B). La tolérance du produit est bonne, avec néanmoins possibilité de congestion nasale/toux/ irritation de la gorge, ou d’hypotension légère et transitoire pour les doses de 105 et 140 mg. Figure 1. A : Critère primaire. B : temps médian de conversion.   Après le cryoballon, le ballon de radiofréquence   Ce ballon comporte 10 électrodes en or, irriguées, permettant de délivrer des niveaux d’énergie différents selon les électrodes (figure 2). Sur 30 patients souffrant de FA paroxystique, toutes les veines ont pu être isolées, dont 81,7 % en une application de moins d’une minute, avec 2,6 % de reconnexion sous adénosine/isoprotérénol. Le niveau d’énergie, différencié selon la localisation anatomique des électrodes, peut permettre de réduire le risque de lésion phrénique ou oesophagienne. Figure 2.   Traquer activement la FA   … pour ensuite pouvoir agir sur les risques inhérents, c’est l’exemple donné par l’étude Reveal AF dans laquelle la survenue d’accès > 6 min a été recherchée chez 385 patients à risque (score CHA2DS2-VASc à 4,4) mais sans antécédent connu de FA, implantés d’un RevealTM et suivis 22,5 mois. À 18 mois, 29,3 % ont présenté de la FA paroxystique, après un délai médian de 123 jours (figure 3). Parmi ces patients, seuls 56,3 % ont été mis sous traitement anticoagulant, la décision revenant au médecin sans être imposée par le protocole. Figure 3.   Le serpentin, nouvelle proposition de défibrillateur sous-cutané   En forme de longue corde flexible de 45 F dans sa portion la plus large, ce projet de défibrillateur implanté en zone thoraco-abdominale comporte 2 électrodes sous-cutanées (figure 4). Il a été testé chez 22 patients sous forme de maquette reliée à un défibrillateur externe. Implanté le plus souvent en moins de 20 min, le seuil de défibrillation a ensuite été mesuré à 25,8 ± 10,7 joules. À suivre… Dans le domaine des complications, citons enfin 2 présentations originales. La première sur l’explantation de stimulateurs endocardiaques Nanostim® suite à 1,97 % de problèmes de batterie, survenus par manque d’électrolyte. Tentée chez 52 patients implantés depuis 1,8 an (0,2-4,1), l’explantation a été réussie pour 47 appareils (90,4 %). La seconde présentation concerne un ballon d’occlusion temporaire de la veine cave supérieure, qui peut être lésée dans 0,46 % des extractions de sonde(s), conduisant dans 2/3 des cas au décès. Analysant les 35 cas de déchirure recueillis au 2e semestre 2016 dans le registre FDA MAUDE, les auteurs rapportent 100 % de survie pour les 9 cas traités avec ce ballon (en préalable à la correction chirurgicale de la lésion cave), contre 50 % chez ceux gérés sans ballon.  Figure 4.

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