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Explorations-Imagerie

Publié le 22 juin 2010Lecture 2 min

Comment présenter un scanner coronaire ?

P. DAUDON, CHR d’Orléans, Services de Cardiologie et de Radiologie

Pour améliorer la lecture et la compréhension d’un scanner coronaire nous avons imaginé une présentation simple sur une seule page avec six images. Alors que la coronarographie permet de visualiser sur deux clichés, un pour chaque coronaire, toutes leurs branches, le scanner coronaire explore une à une chacune des branches coronaires. Par désir de simplification et de meilleure compréhension on édite, outre le compte rendu écrit (figure 1, qui précise sur une page : les nom, prénom, la date de naissance du patient, le nom du correspondant qui demande l’examen, l’indication, la technique avec le nom et la dose du produit iodé, le protocole, le résultat et la dose d’irradiation : produit Dose Longueur en milliGray par centimètre), un compte-rendu imagé sur une seule page comprenant six vues (figure 2).

Figure 1. La page du compte-rendu écrit. Figure 2. La page imagée du compte-rendu. La première vue, en haut à gauche, représente l’aorte et les deux coronaires en volume et chaque branche y est dénommée. Ce cliché permet de préciser le type anatomique de distribution coronaire du patient. Il existe toujours quatre branches pour la vascularisation des parois inférieure et latérale du ventricule gauche. Le plus souvent la situation est équilibrée : deux branches viennent de la coronaire droite (l’IVP et la RVP) et deux de la circonflexe (marginale 1 et 2), mais parfois trois ou quatre branches viennent de la coronaire droite ou de la circonflexe et inversement dans ces cas une seule ou aucune de la circonflexe ou de la coronaire droite (figure 3). Figure 3. 4 branches vascularisent les parois inférieure et latérale du ventricule gauche. Elles viennent de la coronaire droite ( CD) et de la circonflexe (CX ). Le plus souvent la situation est équilibrée : 2 branches viennent de la CD et 2 de la CX, parfois c’est 3 et 1, plus rarement c’est 4 et 0. Les cinq autres vues montrent les lumières des cinq principales branches qui sont, en situation habituelle, équilibrées : (1) tronc commun et IVA, (2) Marginale 1, que l’on remplace parfois par la première diagonale si elle est étendue, (3) Marginale 2, (4) IVP, (5) RVP. Des annotations précisent, sous chaque image, le nom de l’artère, la phase à laquelle elle est étudiée et dans l’image, de façon simplifiée (TC, IVA, CX, M1, M2, IVP, RVP) les « moignons » de quelques millimètres des artères adjacentes. La présentation de ces cinq principales branches est faite sous un angle « pseudo-coronarographique » et de parti pris, on présente les branches de la coronaire gauche en « pseudo OAD ou transverse » et les branches de la coronaire droite en « pseudo OAG » (figure 4). Tout en gardant ces principes, on sort parfois, en partie, de cette présentation pour préciser par exemple une sténose ou un pont myocardique (figure 5) ou toute autre anomalie. Figure 4. Angle de présentation des principales branches qui permet à l’œil d’analyser (sur 5 images) l’ensemble du réseau en dépit d’une analyse chaque fois individuelle (sur chaque vue). Figure 5. Pont myocardique sur l’IVA. En pratique Cette présentation est d’autant plus facile à utiliser que la majorité des scanners coronaires, demandés à bon escient, sont normaux permettant de belles images. Ainsi le correspondant, souvent habitué à la présentation coronarographique, très anatomique, contrôle de façon compréhensible sur ce compte-rendu simplifié, outre la distribution coronaire, l’intégrité de chacune des lumières des coronaires de son patient.

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