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Cardiologie générale

Publié le 30 mai 2006Lecture 2 min

Diagnostic d'un souffle systolique de l'adulte

J.-P. RINALDI, Centre hospitalier Princesse Grace, Monaco

Mme D., 32 ans, est adressée à son cardiologue traitant pour le diagnostic d'un souffle systolique. Elle est connue pour être porteuse d'une anémie ferriprive d'origine gynécologique. On lui aurait parlé d'un souffle dans l'enfance, jamais exploré, qui ne l'a jamais incommodé. Elle est mère de deux enfants.

Observation   À l'examen, on note un souffle de base n'irradiant pas aux vaisseaux du cou, peu intense, sans signe de décompensation ni déboublement du 2e bruit. L'électrocardiogramme est en rythme sinusal sans anomalie patente. L'hémoglobine est à 10,5 g/l. L'échographie cardiaque montre un bon ventricule gauche non dilaté, non hypertrophié. Il n'y a pas de valvulopathie. Les cavités droites ne sont pas dilatées ni hypertrophiées (figure 1). Les vitesses dans la chambre de chasse VD sont normales. Figure 1. Dimensions et cinétique normales. Diagnostic On s'apprête à poser le diagnostic de souffle innocent sur hyperdébit par anémie, mais l'analyse fine de la valve pulmonaire va montrer une image discrète, flottante, entre les temps systolique et diastolique (figure 2) pouvant faire évoquer un dôme valvulaire. Le flux Doppler dans l'artère pulmonaire va redresser le diagnostic en montrant une accélération des vitesses dans l'AP à 2 m/s correspondant à un gradient de 27 mmHg (figure 3). Nous sommes donc en présence d'un rétrécissement pulmonaire valvulaire, peu serré, méconnu. Il représente 10 % des cardiopathies congénitales. Très bien supporté dans les formes peu serrées, il peut se décompenser brutalement dans les formes sévères, quand le gradient est supérieur à 70 mmHg. Dans ce cas, une dilatation au ballonnet, voire une chirurgie de réparation, peuvent être indiquées. Figure 2. Image flottante au niveau de la valve pulmonaire. Figure 3. Accélération des vitesses dans l'AP à 2 m/s. Dans notre observation, une surveillance échographique annuelle simple avec prévention de la maladie d'Osler se justifie.

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