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Congrès et symposiums

15 nov 2019

TWILIGHT : ticagrelor en monothérapie après 3 mois de DAPT en post-PCI

Jean CHAPSAL, Paris

Congrès TCT

La cardiomyopathie induite par une tachycardie (CIT) est une atteinte myocardique avec hypokinésie globale due à la tachyarythmie elle-même. Ces anomalies de la contraction sont réversibles, la première description de ce phénomène a été publiée en 1986 par Packer et coll.(1). La normalisation des symptômes est obtenue après correction du trouble du rythme(2). Il existe peu de données concernant les CIT dues à une tachycardie atriale (TA) focale.

Cette étude qui vient d’être communiquée au tout dernier congrès TCT avait pour but d’étudier chez les patients qui viennent de recevoir un stent de comparer une bithérapie antiagrégante plaquettaire conventionnelle (aspirine + clopidogrel ou aspirine + ticagrelor) à une monothérapie par ticagrelor à partir de 3 mois après la mise en place du stent. La monothérapie par ticagrelor réduit pratiquement de moitié le risque hémorragique qui passe de 7,1 % à 4,0 % sans perte d’efficacité sur les événements ischémiques. Qu’en sera-t-il de l’avenir ? Il est encore trop tôt pour savoir si le ticagrelor sera le seul traitement antiagrégant plaquettaire à prescrire au-delà des 3 mois de bithérapie après stenting. Figure. Étude TWILIGHT. Critère principal : saignement BARC 2, 3 ou 5 (A). Critère secondaire critique : décès, IDM ou AVC (B). Ces résultats sont intéressants à mettre en perspective avec ceux de THEMIS rapportés à l’ESC : l’étude THEMIS-PCI s’est intéressée à un sous-groupe préspécifié et important de patients diabétiques qui avaient bénéficié d’une angioplastie coronaire. L’étude avait pour but chez ces coronariens stables d’étudier si l’adjonction de ticagrelor à l’aspirine avait un bénéfice : le groupe de patients traités par le ticagrelor + aspirine avait moins d’épisodes ischémiques et si le taux d’hémorragies était aussi plus important, il y avait un bénéfice clinique net en faveur du bras avec le ticagrelor. Cette étude rapportée par P.-G. Steg et qui vient d’être publiée dans le NEJM suggère qu’un traitement à long terme par l’association ticagrelor/aspirine pourrait être une nouvelle option thérapeutique chez certains patients diabétiques avec des antécédents d’angioplastie, qui ont bien toléré le traitement antigrégant et qui ont un risque ischémique élevé et un risque hémorragique bas. D’après un symposium AstraZeneca, TCT 2019

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