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HTA

28 fév 2015

HTA : choisir la bonne bithérapie pour l’hypertendu métabolique

La rédaction

Une rencontre avec Atul PATHAK, CHU de Toulouse

Cardiologie Pratique - Les hypertendus ont, semble-t-il, changé ? Atul Pathak - La population des patients hypertendus a radicalement changé. Le patient hypertendu est désormais beaucoup plus âgé. Dans les 20 prochaines années, 10 % des hypertendus auront plus de 80 ans ! Parallèlement, pour des raisons environnementales, on voit apparaître de plus en plus d’hypertendus avec un profil métabolique. En bref, on peut dire que l’hypertendu jeune est plus rare et qu’il émerge deux nouvelles populations : les hypertendus âgés et les hypertendus métaboliques. C.P - Comment améliorer le contrôle tensionnel des hypertendus ? A.P - Seulement 50 % de ces hypertendus seraient à l’objectif tensionnel ; on est loin de l’objectif des 70 % d’hypertendus contrôlés en 2015. Une des stratégies pour mieux contrôler ces patients est d’adapter le traitement en fonction du profil de patient. Une deuxième stratégie serait de recourir plus précocement à une bithérapie bien tolérée. C.P - Pratiquement, comment choisir les classes thérapeutiques ? A.P - En fonction du profil, on aura recours à des classes différentes. Chez l’hypertendu métabolique, le recours au blocage du système rénine-angiotensine- aldostérone reste le pilier du traitement. Cependant, chez ces patients, il est difficile d’équilibrer la TA avec un seul médicament et se pose rapidement le problème du 2e médicament à associer. Ainsi, l’association à privilégier est, soit un inhibiteur calcique, soit un diurétique. Dans ce contexte, l’étude ADVANCE, sur plus de 11 000 patients diabétiques, montre que la combinaison périndopril/indapamide fait beaucoup mieux que le bras comparateur en termes de réduction d’événements. Récemment, le suivi de cette cohorte (étude ADVANCE-ON) publié dans le New England Journal of Medicine confirme non seulement le bénéfice observé dans l’étude princeps mais montre aussi que, sur le long terme, les patients qui bénéficient de la combinaison périndopril/indapamide ont une réduction significative de près de 9 % de la mortalité totale. Ainsi à la lumière d’ADVANCE, un consensus se dégage pour les hypertendus métaboliques chez qui on tend à privilégier l’association IEC + diurétique.   Propos recueillis par G. GERTNER lors des JESFC, 14-17 janvier 2015, Paris

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