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Lu pour vous

15 juin 2020

Un peu d’histoire

Jimmy DAVAINE, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris
Le concept d’EVAR est né dans les années 1980 du fait de la mortalité élevée observée en chirurgie ouverte. L’article reprend la genèse du concept et montre comment les différentes pièces du puzzle se sont assemblées à partir de travaux simultanés conduits en parallèle dans le monde. Depuis les expérimentations sur des chiens avec des stents couverts autoexpansibles (Balko), des stents sur ballons avec des crochets (Lazarus), en Z (Gianturco, radiologue américain), jusqu’aux premiers stents de Dotter et à la commercialisation des stents de Palmaz (1986), sont autant de concepts ayant contribué au développement des endoprothèses actuelles et qui sont repris ici. L’article reprend l’histoire de Volodos, chirurgien cardiovasculaire et coronarographiste. En prenant la tête d’un service à Kharkov en Ukraine où un programme de recherche précurseur sur l’aorte était en cours, Volodos a mis au point l’ancêtre de l’endoprothèse. Comme sur fond de guerre froide, Choudhury aux États-Unis déposait un brevet au même moment (1979). Premier cas humain d’EVAR : 1985, puis 1987. Parallèlement, Parodi en Argentine développait son modèle (première pose humaine en 1990) et prenait une grande avance en termes de communication. Par la suite (1992), on vit les premiers cas d’endoprothèses thoracique (Dake, 1992) et abdominale (Veith) aux États-Unis. L’Australie est entrée très vite dans la danse avec l’équipe de White et May et celle de Lawrence-Brown et Hartley. Et l’article de poursuivre sur la mise au point de modèles bifurqués sous l’impulsion de Chutter (États-Unis) et de travaux allemands et suédois (1993). Puis la révolution arrive avec l’entrée de l’industrie, Cook en tête, qui a été déterminante par l’aide apportée à tous ces pionniers. La première endoprothèse, Zénith®, était née, suivie par beaucoup d’autres. Les étapes suivantes : les premières fenestrations rénales en 1996-1997 en Corée du Sud, aux États-Unis, en Australie et en Europe, puis les branches iliaques (Stelter, Francfort, 2007) et d’autres évolutions dont les versions branchées pour les ATA (Chutter, Greenberg), jusqu’à la crosse (Abraham, Montréal, 2009) dont la première véritable expérience a été publiée par S. Haulon et al. en 2014. Au-delà des noms, on retient la montée simultanée du concept dans le monde avec des équipes qui progressent dans la concurrence. Cet article reprend l’histoire des endoprothèses qui n’est certainement pas finie et constitue un exemple instructif et inspirant d’innovation médicale. À lire !

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