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15 mar 2021

Occlusion de jambage après endoprothèse : souvenez-vous

Jimmy DAVAINE, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris

L’amélioration de la flexibilité et la réduction de taille des lanceurs repoussent les limites techniques d’implantation des endoprothèses, mais exposent à un plus grand risque d’occlusion de jambage. Qu’est-ce-qui favorise ce risque ?

Méthodes Il s’agit d’une analyse du registre prospectif Medtronic ENGAGE démarré en 2009. Parmi les patients sélectionnés, les cas d’occlusions étaient identifiés (scanner, artériographie ou écho-Doppler) et la présence en particulier d’une plicature ou d’une torsion recherchée ; 47 facteurs étaient analysés et leur nombre réduit dans un deuxième temps par analyse dite « CART » (Classification And Regression Tree) qui permet de hiérarchiser l’influence des critères en fonction de leur pertinence par rapport à l’événement occlusion. Résultats Sur 2 ans (2009-2011), 1 143 patients ont été inclus et 42 cas d’occlusion de jambage identifiés (3,4 % des patients). Le tiers des occlusions survenait durant le 1er mois et les deux-tiers durant les 6 mois postprocédure. Les critères suivants étaient identifiés comme caractérisant un patient à haut risque : – extension de l’endoprothèse jusqu’à l’artère iliaque externe ; – diamètre iliaque < 10 mm ± plicature ; – traitement d’une endofuite ou diamètre maximal de l’AAA < 59 mm. Si les 3 critères étaient absents, le patient était considéré à faible risque d’occlusion ; 38 des 42 occlusions sont survenues dans le groupe étiqueté à haut risque. Le rapport de risque entre les deux groupes était de 15. Discussion L’occlusion de jambage reste un événement rare (0 à 7 % dans la littérature), mais grave après pose d’endoprothèse aortique. La plupart des occlusions surviennent dans les 6 mois postprocédure. Ce travail a permis d’identifier des situations à risque : extension à l’artère iliaque externe, diamètre iliaque < 10 mm, plicature, diamètre maximal de l’AAA < 59 mm et nouvelle procédure pour endofuite (arbre décisionnel très clair dans l’article). Autre élément très intéressant, il ressort de la comparaison des centres que les causes tiennent dans la configuration anatomique, d’une part, mais dans les facteurs liés à la procédure, d’autre part, ce qui laisse à penser qu’une amélioration peut être obtenue. C’est l’objet de l’article suivant. Faure EM et al. J Vasc Surg 2015 ; 61 : 1138-45.

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