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Lu pour vous

05 oct 2021

Et ces autres marqueurs, justement : parlons-en !

Jimmy DAVAINE, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris

Les marqueurs de plaques carotidiennes à risque (hémorragie intraplaque, ulcération, cœur nécrotique), ne sont pas validés en pratique par défaut de preuve scientifiques suffisantes. Comme parfois (souvent ?), il est intéressant de regarder au niveau coronaire ce qu’il en est.

Le concept de plaque vulnérable (PV) et ses conséquences cliniques est l’objet d’investigations au niveau coronaire depuis plusieurs décennies. L’imagerie intracoronaire a été essentielle dans cette approche : IVUS qui analyse l’anatomie de la paroi et certaines caractéristiques morphologiques de la plaque, le NIRS qui détermine de degré d’infiltration lipidique de la plaque et plus récemment l’OCT qui permet d’identifier les plaques riches en lipides et a montré une corrélation au risque d’événement coronarien. L’étude PROSPECT II a montré sur 896 patients que la présence de lésions riches en cholestérol (lésion avec coeur lipidique > 4 mm = max LCBI4mm) en NIRS et avec un infiltrat important (plaque burden ≥ 70 %) en IVUS, générait 8 % d’événements indésirables à 4 ans et que le risque d’événements cardiaques était de 2,5 à 4 % chaque année malgré les progrès du traitement médical. Il s’agit d’études avec des outils consommant beaucoup de temps recherche, difficiles encore à appliquer en pratique courante par manque de temps et de moyens. De plus, reste la question du traitement optimal de cette lésion à risque une fois qu’elle est identifiée : médical pur, mécanique ? Néanmoins, le concept est là qui pourrait inspirer la recherche en vasculaire périphérique. Waksman R, Torguson R. The Lancet 2021 ; 397 : 943-5.

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