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Publié le 30 nov 2008Lecture 2 min

Prasugrel chez les patients diabétiques : étude TRITON TIMI 38

O. VARENNE, Hôpital Cochin, Paris

Les patients diabétiques ont un haut risque d'événements cardiovasculaires après un syndrome coronaire aigu (SCA), en partie du fait d'une réactivité plaquettaire augmentée. Dans l'étude TRITON TIMI 38, les événements ischémiques sont réduits au cours des SCA par l’inhibition plaquettaire plus puissante du prasugrel comparativement au clopidogrel, au prix d'une majoration du risque de saignements. 

Parmi les 13 608 patients, 3 146 avaient un diabète connu dont 776 traités par insuline. Dans cette population, les événements ischémiques sont réduits significativement de 30 % (12,2 % vs 17,0 % ; RR : 0,70 ; p < 0,001). Le bénéfice est observé chez les patients traités par insuline (14,3 % vs 22,2 % ; RR : 0,63 ; p = 0,009) et chez ceux non insulinotraités (11,5 % vs 15,3 % ; RR : 0,74 ; p = 0,009). Étonnamment, le risque de saignement majeur n'est pas augmenté chez les patients diabétiques traités par prasugrel par rapport à ceux traités par clopidogrel (2,5 % vs 2,6 % ; HR : 1,06 ; p = 0,81).  L'explication de cette observation n'est pas univoque en l'absence de données précises sur les doses d'aspirine reçues dans les deux groupes de patients.  Dans TRITON, l’action antiplaquettaire plus puissante du prasugrel chez les patients diabétiques ne semble pas contrebalancée par une augmentation du risque de saignement. C’est pourquoi ce groupe de patients pourrait représenter une indication privilégiée du prasugrel.   Stephen D. Wiviott et al. Circulation 2008 ; 118 : 1626-36. 

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