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Éditorial

31 mar 2017

« L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare » Maurice Blondel, Philosophe

Romain CADOR et Philippe DURAND, hôpital Saint-Joseph, Paris.

Les cardiologues interventionnels ont une très forte appétence pour la cardiologie structurelle. Il suffit pour s’en persuader de regarder les programmes des différents congrès et leur présence assidue dans les sessions réservées à cette nouvelle spécialité. La plupart de ces cardiologues exercent pourtant actuellement dans des centres ne pouvant pas la pratiquer.

Il est tout à fait logique que le cadre réglementaire de réalisation d’actes nouveaux à haut risque et pouvant nécessiter une chirurgie en urgence soit très rigoureux dans l’intérêt des patients mais également de la technique elle-même dans sa comparaison avec les alternatives thérapeutiques. On peut, bien sûr, discuter de la sévérité de ce cadre en comparaison avec d’autres pays européens (notamment concernant la fermeture de l’auricule), mais l’enjeu n’est pas à court terme. La vraie question concerne la durée de cette restriction et les perspectives de développement dans des centres hors chirurgie cardiaque. La politique de formation des médecins et d’équipement des hôpitaux notamment en salle hybride doit forcément s’anticiper à 5 ou 10 ans. La rythmologie interventionnelle est aujourd’hui considérablement freinée dans son développement au détriment des patients par le manque de compétence médicale : ce serait un comble qu’il en soit de même dans quelques années pour la cardiologie structurelle. Une réflexion doit donc s’engager sur les perspectives de développement de cette activité hors centre de chirurgie cardiaque avec des sociétés savantes selon des critères qui permettraient d’élargir les autorisations tout en garantissant la sécurité des patients afin que les cardiologues interventionnels puissent se préparer au mieux à cette évolution. Bonne lecture à tous. R. CADOR et P. DURAND, Hôpital Saint-Joseph, Paris.

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